New York, Etats-Unis : Jay Gaines,
chasseur de têtes, est spécialisé dans
le recrutement de professionnels en senior positions, c’est-à-dire
des salaires à partir de 600 000 dollars par an.
Il est comme un agent double entre deux fronts : le client
(une entreprise avec un poste vacant) et l’entreprise
qui va perdre un cadre. Pour l’instant il est surtout
sous pression, puisque sa dernière mission menace
de se finir de manière catastrophique. Il met en
œuvre tout le charme dont il est capable au téléphone
afin de trouver au plus vite „Mister Perfect“
pour son client impatient.
Tandis que Chamila s’exerce,
avec toute la classe de femmes adultes, à répéter
en chœur comment dire „casserole“ en anglais,
Volker et Dirk
font à Magdebourg la démonstration de leur
talent de coffreur sous les regards critiques d‘un
éventuel nouvel employeur.
A New York Jay Gaines tient une conférence de crise
dans son agence. Les employés pensent ensemble
à abandonner définitivement la mission.
Après avoir suivi les cours et
passé avec succès quelques examens d’anglais,
Volker et Dirk
attendent en Angleterre le début de leur mission.
Ce dernier est pourtant reporté de semaine en semaine.
Puis, menacés un temps par une mauvaise surprise,
ils se retrouvent finalement dans un environnement complètement
différent de celui escompté...
Chamila a de la chance, elle
a obtenu une place de nourrice à Nicosie. Sa famille
l’accompagne à l’aéroport. Il
lui a été particulièrement difficile
de laisser ses enfants à la grand-mère.
Arrivée à Chypre, elle est conduite par son
intermédiaire chypriote Pambos Papamadou
à sa nouvelle demeure. Elle se trouve maintenant
perdue au milieu d’une immense maison, d’une
langue étrangère, entourée d’odeurs
inconnues, et d’un lot d‘enfants désobéissants.
Jay Gaines, le chasseur de
têtes, met les pieds dans le plat une nouvelle fois
en faisant à son client une proposition qui n’est
pas seulement embarrassante mais surtout fausse. Petit à
petit, la façade du chasseur de têtes de Wall
Street, d‘homme posé et gagnant, s‘écroule.
Mais il ne s’avoue pas encore battu...
Les trois protagonistes sont exposés
à des situations semblables dans le processus mondial
de médiation du travail. Sans distinction de „bord“,
d’origine ou de salaire : ils sont tous des actions
à la „bourse du marché du travail“.
Ils y découvrent, pendant qu’ils y spéculent
ou qu’ils sont objet de spéculation, quelque
chose de très menaçant : leurs sentiments.
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