Conclusion
Les films Senso
et Le Guépard se ressemblent plus
que leurs modèles littéraires. Cela provient des nécessités d'une action racontée
par des images en mouvement et des sons, de la nécessité financière de ne
pas dépasser une certaine longueur du film, mais aussi bien sûr de la personnalité
des auteurs, particulièrement de Suso Cecchi d'Amico et Luchino Visconti..
Si Visconti avait adapté l'ensemble des scènes décrites dans le livre de Giuseppe
Tomasi di Lampedusa le film aurait au moins 6 heures. Senso de Camillo Boito (67 pages), par contre, profite par l'adaptation
d'un rajout d'éléments nouveaux.
Nous pouvons d'une certaine façon considérer Le guépard comme une suite logique dans
la recherche narrative des auteurs. Les deux films comprennent des séquences
autonome de bataille qui sont rajoutées à la narration par Visconti. Dans
Senso nous suivons Ussoni au milieu de
la guerre. Ainsi même cette séquence est encore impliquée dans la narration.
Le Guépard, par contre, ose de faire apparaître
Tancrède tout à la fin de la séquence. Cette dernière y est alors beaucoup
plus anomyme, détaché de l'intrigue plus générale.
Cela est alors un exemple d'une même tendance vers un
cinéma discursif et une narration fragmentée. Nous devons nous alors poser
la question, si ces deux films sont représentatifs d'un développement général
du récit dans l'oeuvre de Visconti, voire dans le cinéma en général.